J'ai réalisé une première critique à chaud de cet ouvrage, que vous pouvez lire (mais qui lira ça? mdr) ici : https://www.senscritique.com/livre/Le_Cimetiere_des_poetes/39765410
Soit. Maintenant, je vais essayer de réaliser un petit travail de dépiotage du texte, puisque nombreuses sont :
les citations de poètes,
les références littéraires (absence d'index, quel dommage!) a foison!
et les tournures de phrases dites "littéraires" .
Je rajouterai aussi quelques pensées ou citations de l'auteur qui ont retenues mon attention.
J'en appelle a la Lucide Synthétique :
"L'art est toujours une renaissance, la seule façon de refaire son enfance après les tortures de l'apprentissage"
"La poésie n'est autre que la modulation d'un doute ascensionnel"
"Le poète est aussi ce diable qui fait l'économie du mal, sachant que le "bien" n'est qu'un accident de la mauvaise conscience, et qui ne garde jamais de la chute de l'ange que cette liberté de la chute"
Plus tard, la fausse mais efficace transparence des espaces de langage, structurant les rapports normatifs infra-sociaux, n'aura jamais qu'une issue, exemplairement obscure, dans l'effraction multiforme du poème, lequel décoiffe la rationalité unanime d'un appel d'air incomparable sur un autre monde, celui-là désassujetti, ouvert à tous les possibles.
La poésie n'est pas une province reculée d'un Etat de langage régi constitutionnellement par Grévisse, Larousse et consorts, mais la chance laissée, de manière intrinsèque, à cette étrange torsade de bruits et de signes autour d'une syntaxe obnubilée, de ne jamais se réduire à un code servile, fût il des plus élaborés, à la solde d'une transmission univoque et donc tautologique des contenus de réalité. [...] Le totalitarisme laïc ou religieux qui s'empare d'une langue pour en faire un véhicule de propagande, entre credo et vulgate, voudrait aboutir au sommeil hypnotique généralisé, à l'identification massive avec le principe d'emprise élocutoire en excluant tous les parasitages et interférences, tout ce qui devient parole, retour libre du verbe sur lui-même. Mais la langue qui, par chance, demeure incarnée dans son poème génésiaque, exigerait l'amputation de sa singularité philologique et des résonances actives toujours en oeuvre pour ne plus refléter que le discours stérile qui l'asservit.
Par malheur, les poètes majeurs laissent après eux des cohortes fantomatiques d'émules qui tremperont leurs plumes dans une bile d'orphelins.
Car la beauté en soi n'est qu'une dualité harmonique instable que l'objet incarne au -delà de lui-même, dans l'inexplicable exaltation de ce rapport privé d'assise.
Le défaut des génies étalonnées est d'engendrer mules et bardots à foison par vaine hybridation avec les ânes
....
Les disciples de Char se trempent et retremprent dans le même jacuzzi héraclitéen. Les rousselliens rousselisent en poupées gigognes, l'un issu du ventre creux de l'autre jusqu'à disparition millimétrique
Une bourgeoisie intestine s'est emparée du roman, nous submergeant des eaux de vaisselle d'un réalisme de deuxième main repiqué avec un cure dents de l'imagerie cinématographique.
La volonté d'occultation, qu'on peut supposer chez un Lyophron, a peu à voir avec l'élocution sacrée invoquant les arcanes en phase expérimentale et dont les pouvoirs d'envoûtement, une fois héros et dieux incarcérés dans les musées, tiennent avant tout dans les rémanences du désir et de l'effroi portées par un verbe lointain, mais grondant encore en nous du génie propitiatoire.
"Mais pourquoi appeler lumière ce qui ne fait rien voir?" Fichte
"Le premier acte par lequel Adam se rendit maître des animaux, fut de leur imposer un nom, c'est à dire qu'il les anéantit dans leur existence en tant qu'existence" Hegel
"La compréhension équivaut à un meurtre" Alexandre Kojève
"L'obscurité qu'on lui reproche, ne tient pas à sa nature propre, qui est d'éclairer, mais à la nuit même qu'elle explore et qu'elle se doit d'explorer : celle de l'âme elle-même et du mystère qui baigne l'être humain" Saint John Perse
"L'illisible, c'est le poème lui-même, rendu équivalent à la nature" Georges Perros
"Croire à la poésie, c'est estimer qu'il existe quelque chose de commun entre Homère et Mallarmé" Roger Caillois
"De tout temps, la beauté a tété ressentie par certains comme une secrète insulte" Debussy
"Si bien qu'enfin, pour mettre le holà,
Malherbe vint et que la poésie,
En le voyant arriver, s'en alla"
Théodore de Banville
"Ce qui a été cru, par tous, et toujours, et partout a toutes les chances d'être faux" . Paul Valery
"Le poète, à qui il appartient de s'exprimer dans un état social de plus en plus évolué, doit par tous les moyens ressaisir la vitalité concrète que les habitudes logiques de la pensée sont pour lui faire perdre" Breton André
"Croire à la poésie, c'est estimer qu'il existe quelque chose de commun entre Homère et Mallarmé" Roger Caillois
"De tout temps, la beauté a tété ressentie par certains comme une secrète insulte" Debussy
"Si bien qu'enfin, pour mettre le holà,
Malherbe vint et que la poésie,
En le voyant arriver, s'en alla"
Théodore de Banville
"Ce qui a été cru, par tous, et toujours, et partout a toutes les chances d'être faux" . Paul Valery
"Le poète, à qui il appartient de s'exprimer dans un état social de plus en plus évolué, doit par tous les moyens ressaisir la vitalité concrète que les habitudes logiques de la pensée sont pour lui faire perdre" Breton André
Belghanem
Châteaureynaud
Michel Foucault "Etiologie des modes d'intégration du sens"
Keats "Ode à la mélancolie"
"Consolation à M. Dupérier sur la mort de sa fille" Malherbe
Les Chimères , Nerval
"Consolation à M. Dupérier sur la mort de sa fille" Malherbe
Les Chimères , Nerval
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