samedi 19 octobre 2019

Je suis, la norme

Si j'ai nommé mon blog "Devenir X, Y, Z" ce n'est pas anodin. En 2019, il faut pour être visionnaire, commencer par avoir un regard dans le futur et pour cela, avoir non pas ses deux pieds encrés dans le présent, ou dans le temps contemporain, (puisque on vit un éclatement des repères, et des ancrages) mais davantage avoir l'esprit dans notre siècle, et vivre à fond notre décennie. Il y a des thématiques tendance, "à la mode de chez nous" dont chaque jeune connait au moins la mention du nom : les LGBT+, le féminisme, la sexualité.   Par exemple. Mais sous chacun de ces termes se cache et découle toute un pan de notre époque dont une grande majorité des hommes et femmes sur cette terre en sont les victimes ou les bourreaux. Tout cela revêt des notions de sociologies, d'anthropologie, de géopolique, de religions, de traditions, tout un enchevêtrement de notions complexes et interdépendantes, qui aux yeux du néophyte peut paraître comme un monde à part, un monde de l'ombre puisqu'en plus, rares sont les médias à traiter de ces sujets de façon sérieuse et académique. Sur le sujet, nous avons pourtant, enfin,... en France en tout cas nous pouvons compter sur une masse de journalistes "néo féministes", quelques universitaires sociologues fraîchement diplômés, des écrivains "ratés" par la presse, et bien sûr : la littérature des réseaux sociaux. Maillage fragile d'une parole qui pourtant devrait être l'apanage de la psychiatrie et devrait se raconter dans les pages d'une presse spécialisé. Mais non, la sexualité de chacun appartient à tous désormais. Chez les pédés, et les homos, qui forment à eux seuls une masse encore à part (une minorité opprimé, doit on dire...) la sexualité est libre et ouverte : on lui reproche d'être un tabou alors que ce jugement est erroné.  Chez l'hétéro (chez le mâle blanc cis genre hétéro, doit on dire....) la sexualité est finalement indifférente et possède un cadre précis : entre l'écran de son ordinateur et/où la chambre à coucher. Elle n'est donc pas un tabou comme les homosexuels voudraient leur faire croire, mais plutôt minoré : elle n'a pas le même degrés d'importance que chez le gay affirmé (qui a fait son coming - out, doit on dire) et c'est cette indifférence qui offusque le bon petit gay (le gay de service, si, si on en a tous connu un!).
La sexualité est une chose personnelle, complexe, fluide, mouvante, changeante, fragile, soumise (à la biologie, aux hormones) et par conséquence, elle a toutes ses raisons de rester secrète et dans l'ombre et d'être taboue sans que cela devrait déranger quiconque. Je ne défends pas la "méchante morale" catholique et la norme sexuelle en vigueur de notre époque, que l'on soit bien d'accord; mais j'aimerais montrer du doigt cette gêne, et cette pudeur que chacun à le droit de garder enfouie en soi, sans que l'on vienne en déloger les fondements à coup d'idéologie, au nom du féminisme, avec les étendards de la libération sexuelle et kcétera.
Au détour de conversation ou de lectures sur un sujet, les concernés se sentiront obligés de défendre leur identité sexuelle, où de souligner ce point comme s'il était un élément déterminant dans leur raisonnement ou dans leur vie. Argument sorti du néant et des limbes (des abysses carrément) de leur petite enfance, le phacochère Freud reprends une  bulle d'oxygène dans nos vies, pour se payer la tête de nos vies actuelles, des bulbes de fleurs sans tête, mais dont la queue de la sexualité prends sa forme. Cette intrusion sexualidéologique me fait l'effet d'une adolescente qui décide de porter une cravate le jour de ses 14 ans pour faire styler et piquer la place du père qui la gêne un peu trop. C'est à dire, que la mention de la sexualité chez un individu est un détail qui n'a d'importance qu'à ses yeux et dont tout le monde se fout.
La sexualité ne représente finalement que très peu de choses dans une vie, à raison de 10 a 15 minutes par jour supposons dans le plus performant des cas et sur une durée limité qui plus est (la sexualité est surtout là pour donner la vie, le reste c'est du 'jouir pour jouir' et de la morale hédoniste , disons le) après 70 ans qui peut se targuer de bander chaque matin? et surtout avant 10 ans comprends t on les jeux de séduction? Non. Voilà, tout cela est finalement d'une temporalité toute incertaine et je ne crois pas qu'il soit nécessaire de savoir où se situe son vagin pour pouvoir affirmer qu'une personnalité (une identité de genre doit on dire...) naisse de lui...

"L’intersectionnalité est d’abord une théorie critique au sens où elle permet de formuler des intérêts normatifs spécifiques, ceux de minorités situées à l’intersection des grands axes de structuration des inégalités sociales et dont les intérêts ne sont pas représentés par des mouvements sociaux. Ce sont aux États-Unis des femmes noires qui ont contesté le monopole de représentation des mouvements auxquels elles cherchaient à participer, en dénonçant la façon dont certain.e.s représentant.e.s étaient considéré.e.s comme plus légitimes – en particulier les hommes dans le mouvement de libération noir et les femmes blanches de la classe moyenne dans le mouvement féministe." 

https://www.cairn.info/dictionnaire-genre-et-science-politique--9782724613810-page-286.htm#

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