jeudi 18 avril 2019
La seule force que j'accorde à l'Homme c'est sa capacité a oublier. Nous pouvons traiter des problèmes qui nous occupe le jour la nuit, et selon la volonté de chacun nous pouvons oublier l'origine du problème posé et la solution qu'on a pu lui apporter. C'est le lot des travailleurs, qui chaque jour se lèvent pour recommencer ce qu'ils ont fait la veille. Quelle force! L'oubli, ainsi que l'ignorance est la meilleure garante des kilomètres de la vie vers la mort. Un Homme qui vit longtemps est un grand nettoyeur, un formidable rêveur qui passe outre les jours qui passent. Le pardon sur la route, facilite cet oubli inconscient souvent, ou la mémoire qui parfois n'arrive plus a oublier, lorsque le décès d'un proche ou d'une cathédrale nous atteint dans notre for intérieur. Pourtant aujourd'hui, la mémoire, justement est la garante d'une intelligence vive et intacte, qui permet aussi de garder sa lucidité au frais. Mais quand nous décidons volontairement de ne pas se souvenir, de rendre a César ses richesses, nous voilà dénué, non pas de nous mêmes, non, mais de ce que la mémoire récolte : comme un filet de pêche dans une mer vierge. Chaque jour, décidant d'oublier vous restez pur, votre intelligence aussi. Ainsi nous oublions de se se souvenir. Vous voilà, un tout petit libre. Votre cerveau carbure à rien, vous n'avancez pas beaucoup mais vous êtes léger, léger et durable. Peu à peu, vous n'aspirez pas a devenir une cathédrale, mais un phare. Puisque la pierre résiste à l'eau, qui l'eau éteint le feu, et que le feu brûle la pierre. Vous trouvez plus de bonheur dans votre solitude qui éclaire le vide d'une mer sans fin (l'infini) que dans une cathédrale de ville où la vie passe. Et passe. Je préfère la bruit de la mer, que les bruits de pas sur le sol.
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